Sortie familiale à la Saline royale

Ce samedi 14 avril, 56 adhérents se sont rendus en car à Arc-et-Senans pour la sortie familiale annuelle organisée par Ki-You, notre service civique et Adeline Dody, responsable de la médiation culturelle de la Saline Royale.

Une entrée royale !

Vers 10h, notre petite troupe a donc fait son entrée par la grande porte s’il-vous-plaît !

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Activités du matin

Les familles se sont rassemblées dans la berne est pour se répartir en 3 groupes.

Les plus petits, leurs parents et nos apprenants de FLE sont partis avec Claire visiter l’exposition des œuvres de Luc Schuiten avant d’aller écouter l’histoire de Nino et de ses amis les papillons, inventée par l’architecte lui-même et intitulée La Maison des papillons. Ils ont terminé la matinée par un atelier peinture de leur Maison des papillons et collage de fleurs séchées. On se souviendra de la peinture au Sopalin de Wassila !

Les moyens ont été pris en charge par Claire pour une visite de la même exposition et un atelier de confection de maquettes de quartiers en land’art pour constituer la ville rêvée de demain.

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Les jeunes ont suivi Gregory pour un atelier d’architecture en 3D sur ordinateur. Les mamans se sont prêtées au jeu !

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Pique-nique à midi

Vers 12h30, nous nous sommes retrouvés derrière la berne ouest pour un pique-nique dans un cadre champêtre. Après le repas, les enfants en ont profité pour courir dans l’herbe et jouer au loup pendant que les parents discutaient.

Un bel après-midi

Retour dans les groupes dès 13h30 avec la même répartition et des visites du site.

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Les jeunes quant à eux ont d’abord travaillé sur l’architecture au fil du temps avec un jeu de devinette : « Devine à quelle époque correspond chaque bâtiment » et poursuivi leur atelier 3D dans la bonne humeur !

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L’exposition consacrée à Luc Schuiten

L’exposition des projets de Luc Schuiten a ébahi petits et grands et suscité des vocations ! En effet, les cités végétales de l’architecte belge sont présentées avec beaucoup de pédagogie et d’imagination. Ainsi, dès l’entrée dans la berne ouest on peut admirer les inventions concernant les transports avec la raivolante et le sauteraile accrochés au plafond ou encore l’orni-ioplane à ailes battantes, au sol le tricyclopolitain et une maquette du tramodulaire. Des alcôves abritent des activités destinées aux enfants avec une nouvelle histoire, une réflexion sur les habitats et sur la manière dont la nature a inspiré les inventeurs (le biomimétisme).

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Le clou de l’exposition est une salle dans laquelle nous avons pu nous mettre dans la peau des habitants d’une cité d’habitarbres pendant 24 heures dans une ambiance zen… Mais chut ! c’est un secret !

 

La Saline royale

L’après-midi s’est achevée par une visite des musées dont le musée du sel sous la houlette de Gregory, notre guide passionné et passionnant surtout dans sa manière de nous faire découvrir l’architecture française visionnaire et avant-gardiste qui a marqué l’art architectural mondial et qui est selon lui guide l’architecture la plus enseignée au monde.

Un rallye-jeu-chasse aux œufs (3 en 1 !!!) était organisé pour les enfants. Six équipes se sont constituées autour de l’activité « bon pied, bon œil » qui les a amenées à découvrir les bâtiments de cette cité idéale, cette utopie, créée par Claude-Nicolas Ledoux, « architecte très en avance sur son temps qui a construit un temple dédié à l’amour et à la femme » – ce que l’une de nos participantes a retenu – au XVIIIème siècle, époque des Lumières. Les équipes se sont notamment intéressées à la Maison du directeur et son oculus qui représente la connaissance et la surveillance, ainsi que ses colonnes à bossages, aux urnes renversées avec leur saumure qui ornent chaque bâtiment, ainsi qu’aux charpentes…

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Après avoir dévoré les œufs au chocolat, nous sommes rentrés à Besançon avec un chauffeur aussi ravi que nous de cette journée !

Une grande satisfaction

Nos participants étaient donc enchantés par cette sortie. Au retour, plein de sourires et de bonne humeur avant de sombrer dans un sommeil réparateur pour les plus petits.

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Nous avons pu recueillir quelques témoignages dans le car du retour :

« Magnifique chef-d’oeure de l’architecte Claude-Nicolas Ledoux. Un personnel fort accueillant. Un grand merci à toute l’équipe de DRDF également. Un grand merci tout particulier à Madame Adeline Dody ! »

« J’ai retenu de l’artiste Luc Schuiten que toutes les choses végétales l’intéressent, il aime transformer les choses normales en nature. » précise Mazen.

« J’ai retenu Nicolas Ledoux et aussi quand j’ai fait de la peinture. »

« Ce travail d’architecture futuriste autour de la nature a toute sa place au sein de la Saline Royale; les activités proposées sont bien adaptées aux enfants et le personnel est ultra-sympa ! »

« Dès l’entrée, l’architecture nous impressionne par sa beauté. C’est un environnement de travail exceptionnel pour l’époque et jusqu’à nos jours ! »

« Un lieu magnifique par son architecture et son histoire. Tous les professionnels ont été très gentils. Merci à l’association pour nous avoir permis de passer cette belle journée. »

« Créé par Ledoux sous le règne de Louis XV/XVI, Ledoux a été emprisonné juste après la Révolution et a été relâché après la fin du règne de Bonaparte. Il a créé des monuments qui n’existent plus maintenant. » nous explique Yasmine

« Trop beau ! » pour Alexandre !

C’est sur ces mots que nous vous disons à bientôt et que nous remercions toute l’équipe de la Saline Royale pour sa gentillesse et son professionnalisme !

 

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Une séance enchanteresse

C’est une séance merveilleuse que nous avons été une petite dizaine – seulement 😦 – à savourer en ce mardi 10 avril. Nous avons retrouvé le célèbre Michel Ocelot, réalisateur de Kirikou (1998), qui nous a offert un moment de pur bonheur avec le récit de 4 contes orientaux. Ils nous ont tour à tour charmés par leurs décors et fait rire par leur humour tout en conservant la technique du théâtre d’ombres avec des fonds aux couleurs et aux arabesques extraordinaires.

Pour ce faire, Michel Ocelot a pris les traits d’un vieux projectionniste entouré de deux jeunes comédiens.

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La Maîtresse des Monstres

Une petite fille aidée par un rat parvient à sortir de la caverne envahie de monstres où elle était enfermée et violentée. Dans cette épreuve elle perd ses cheveux mais gagne assez de confiance en elle pour surmonter ses peurs et trouver le bonheur…

L’Écolier Sorcier

On a adoré les transformations de cet écolier persan et son dragon chinois dont la queue est un pot d’échappement et qui est coiffé de la roue d’une carriole !

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Le Mousse et sa Chatte

Ce petit mousse permet de revisiter la fable de La Fontaine « Le lion et le rat » et sa morale: « On a souvent besoin d’un plus petit que soi ». Le commandant des pirates regrette encore de ne pas avoir lu le recueil du fabuliste !

Ivan Tsarévitch et la Princesse Changeante

Le dernier conte a donné son titre à ce film d’animation et comporte tous les ingrédients du conte de fée avec son héros russe qui doit sauver son père, le tsar, mourant. Il subit des épreuves sur le même schéma et trouve finalement de l’aide auprès de la princesse changeante qui deviendra la princesse constante après avoir vaincu l’égoïsme de plusieurs tsars. Ivan nous prouve qu’il est possible d’aller au-delà des apparences et revisite « La Belle et la Bête » de Mme Leprince de Beaumont dans une version féministe !

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Retour à la réalité…

A notre grand étonnement, il avait plu quand nous sommes sortis du Théâtre de l’Espace, nos yeux brillaient pourtant encore des couleurs chatoyantes des décors. Petits et grands étaient ravis d’être entrés dans cet univers onirique.

Grande sortie familiale

 

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Le programme détaillé (susceptible de modifications) :

8h45 : Rassemblement, appel des familles et installation dans le car

9h00 : Départ en car pour Arc-et-Senans

9h45 :  Arrivée du groupe

10h-12h :

  • Groupe 1 – 20 personnes (dont enfants 4/7 ans) : Atelier « la maison des papillons »
  • Groupe 2 – 25 personnes (dont enfants 8/14 ans) : Atelier «Apprentis architectes »
  • Groupe 3 – 15 personnes (dont jeunes de + 15 ans) : Atelier 3D « atelier de la ville idéale »

12h-13h15 : Pique-nique tiré du sac (à prévoir)

13h15-15h15 :

  • Groupe 1 – 20 personnes (dont enfants 4/7 ans) : Déambulation libre dans l’exposition « Les panoramas de 2100 »  en présence d’une médiatrice pour stimuler l’intérêt de visite en famille.
  • Groupe 2 – 25 personnes (dont enfants 8/14 ans) : Atelier «Adapte ta maison »
  • Groupe 3 – 15 personnes (dont jeunes de + 15 ans) : Atelier 3D « atelier de la ville idéale »

15h15-16h  : Mini chasse aux œufs organisée par DRDF

16h10 : Départ du groupe.

Vers 17h00 : Retour rue de Cologne.

Visite guidée sur l’Histoire du Cinéma

Nous nous sommes rendus au Théâtre de l’Espace ce jeudi 22 février de 14h30 à 16h00. Stéphanie nous a accueillis en nous emmenant dans une salle pour nous expliquer le déroulement de la visite et nous a montré le tout premier appareil qui servait à visionner de petits dessins sur une roue : le Praxinoscope. 
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Nous nous sommes ensuite rendus au premier étage via un petit escalier rempli de petites affiches sur les moments phares du cinéma. Stéphanie nous a expliqué comment était géré le son aux fils des années. Nous sommes alors montés au deuxième étage pour voir Luc dans la salle de projection et lui poser des questions sur la façon dont est projeté un film. 
Nous sommes rentrés à l’association puis nous avons fait un quizz sur les connaissances retenues de l’exposition. Juste avant et pendant le goûter, les enfants ont écrit un petit texte sur l’Histoire du Cinéma à destination des visiteurs du blog. 

« Chers visiteurs, bienvenue !

Nous souhaitons partager avec vous notre visite de l’exposition au Théâtre de l’Espace sur l’histoire de la cinématographie.
L’Histoire a commencé avec le Praxinoscope, cette espèce de tourniquet sur la paroi duquel on collait une suite de dessins, comme un “ Stop Motion ” à l’ancienne. On tournait le Praxinoscope à une certaine vitesse pour animer le personnage. Les Frères Lumière  ont repris la même idée en l’améliorant avec le Cinématographe en 1895. Leur tout premier film pris par cet appareil a été « La Sortie de l’Usine Lumière ». Ils filmèrent ensuite des scènes de la vie quotidienne. Les premiers films étaient en noir et blanc et muets. Les premiers films en couleurs étaient peints sur les négatifs par des couturières très habiles avec leurs mains d’où leur surnom : “ les petites mains du Cinéma ”. Les premiers films sonores étaient une projection avec un orchestre dans la salle, mais il y avait un souci et pas des moindres, le projecteur était si bruyant qu’il obligeait l’orchestre à jouer beaucoup plus fort. Puis, sur la pellicule se trouve désormais l’image et dans la bande noire à droite de chaque image se trouvent deux petites bandes blanches pour transmettre le son en même temps que l’image et ainsi éviter le décalage que l’on peut connaître.
En 1995, le studio américain Pixar crée le premier film d’animation de synthèse, c’est-à-dire totalement fait sur ordinateur.

À bientôt tout le monde ! »

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Chef d’oeuvre éphémère d’Aya, la dessinatrice officielle de DRDF !

Lumière !

La sortie au cinéma a rassemblé 9 enfants et 2 accompagnateurs au Théâtre de l’Espace le mardi 20 février de 14h30 à 16h00 pour le film documentaire de Bertrand Tavernier intitulé Lumière ! portant sur les films des frères Lumière et l’invention du cinématographe.

Installation

Nous avons été accueillis par Aline Borgogno qui sera notre guide jeudi 22. Le temps de s’installer confortablement et le film commence !

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Selfie de Ki-You !

Projection

Le film découpé en 11 parties nous a permis de découvrir 108 films de 50 secondes chacun sur les 1 422 tournés par les frères Lumière et leurs opérateurs entre 1895 et 1905.

Les 3 films les plus connus, « la sortie de l’usine Lumière de Lyon » (les 3 versions du premier film tourné le 19 mars 1895), « l’arrivée du train en gare de la Ciotat » (qui a suscité la frayeur des spectateurs de l’époque) et « l’arroseur arrosé » (première fiction) nous ont bien sûr été projetés.

La première fiction, « l’arroseur arrosé » et ses 2 versions – les négatifs s’usaient ce qui exigeait le tournage d’une nouvelle version – a fait bien rire les spectateurs, tout comme « les sauts des acrobates sur le cheval » ou encore « l’amoureux dans le sac ».

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Nous avons apprécié le film « la démolition d’un mur », au cours duquel un incident technique a amené les spectateurs à voir le film à l’envers et à assister à la reconstruction du mur. Ceci a fait dire aux ouvriers que « les patrons sont des sorciers ! »

Ce documentaire nous a aussi permis de découvrir la ville de Lyon (2e partie) à cette époque avec l’arrivée d’un train en gare de Perrache, l’inondation de 1896, la place du pont ou encore le jeu de la boule lyonnaise, ainsi que Paris en 1900 (6e partie), une ville en mutation avec sa Tour Eiffel, le Jardin des Tuileries, les Champs Elysées, les rives de la Seine, les escaliers du pont de l’Alma et la place de la Concorde. La 7e partie nous a fait voyager dans le monde entier car les frères Lumière ont envoyé leurs opérateurs partout ! En France avec la Canebière, en Suisse, en Italie, en Angleterre, en Allemagne, en Turquie avec une caravane de Chameaux, en Egypte face au Sphinx de Gizeh et à la pyramide de Kephren, en Russie, aux Etats-Unis où ils sont expulsés par Thomas Edison, jaloux du cinématographe, lui qui a inventé à la même époque le kinétoscope, au Mexique, au Vietnam, au Japon avec le premier film d’arts martiaux…

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Le cinéma est aussi apparu comme le moyen de conserver la mémoire familiale : nous avons assisté au premier film à suspense de l’Histoire du cinéma : « les premiers pas de bébé ». Andrée Lumière jouant avec un aquarium, l’épouse d’Auguste Lumière trichant au tric-trac…

La France qui travaille, 4e partie du film, nous a montré des ouvriers sur un chantier naval, des laveuses, des pêcheurs aux sardines, les pompiers sur leurs voitures hippomobiles…

Ce documentaire se termine sur une citation de Bertrand Tavernier : « Le cinéma est joyeux, tendre et universel. Il amuse le monde entier et enrichit les gens. »

Un trésor pour les néophytes que nous sommes, un défi pour notre petit groupe.

Quiz et goûter

Deux équipes face à face : les filles contre les garçons ! 15 questions et les filles ont gagné d’un seul point !

Quelques questions à vous mettre sous la dent pour vérifier que vous avez bien lu cet article :

  1. De quelle année date l’invention du cinéma ?
  2. Combien de films des frères Lumière avons-nous vus ?
  3. Quelle catastrophe naturelle a été filmée à Lyon en 1896 ?
  4. Quel est le premier film à suspense ?
  5. Quelle est la durée d’un film ?

A jeudi pour le compte-rendu de la visite guidée sur l’Histoire du cinéma !