Café des parents du jeudi 7 décembre

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Savoir dire oui, apprendre à dire non…entre autoritarisme et laxisme la voie est large ! De quelle autorité un enfant a-t-il vraiment besoin pour grandir ?

L’autorité n’est pas seulement la répression ou la règle. Elle est plus profondément la transmission d’une chaîne d’exemples de vie responsable et citoyenne.

L’enfant a besoin de limites et d’interdits pour grandir et se construire. Il a besoin d’un cadre pour être rassuré. Il a aussi besoin d’être en confiance avec les adultes, de sentir qu’ils sont fiables, sécurisants, valorisants.

Pourquoi aujourd’hui l’éducation parait-elle si difficile à assumer ?

Le métier de parent est un métier difficile. Un métier dans lequel nous sommes engagés « à vie » sans diplôme, ni formation, et avec comme seul « modèle » l’éducation parentale que nous avons nous-mêmes reçue !

A travers des exemples nous nous sommes questionnés sur les relations enfants-parents au quotidien. Une dizaine de parents étaient présents !

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Conférence sur la parentalité

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Café des parents du jeudi 9 novembre

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Temps de rencontre et d’échange sur la parentalité ouvert à tous !

Marie-Laure Flajoulot explique ce qui vous attend :

« Selon le Nouveau Petit Robert 2009 :

Douce / Doux : qui est agréable aux sens (ouïe, odorat, toucher, vue…). Renvoie à quelque chose de positif.

Violence : force brutale ; forcer, obliger.

Douce Violence : l’association de ces deux mots est une figure de style appelée Oxymore qui vise à rapprocher deux termes (nom et adjectif) que leurs sens devraient éloigner. Cela exprime ce qui est inconcevable, absurde.

Christine SCHUHL associe ces deux termes pour nommer les gestes et les maladresses verbales de l’adulte envers l’enfant. Elle précise que « ce n’est pas de la maltraitance », mais que « c’est une sorte de ressenti immédiat que l’adulte va faire vivre à l’enfant sans forcément prendre conscience de ses conséquences ».

Ce sont des négligences des adultes où la volonté et le confort de l’adulte prennent le dessus sur celui de l’enfant.

Ce sont des instants où l’adulte n’est plus dans la relation avec l’enfant, où il « se laisse emporter » par un geste brusque, un jugement, un a priori, une étiquette…. Dans ces moments, les adultes se retrouvent bien malgré eux, à donner aux enfants qu’ils accompagnent un modèle de l’adulte qui est juste à l’inverse de ce qu’ils aimeraient transmettre.

Les douces violences, les paroles blessantes se jouent à travers les mots mais aussi dans toute la communication non verbale. Un soupir, un geste sec, un regard qui se lève vers le ciel, sont des moments éphémères où l’on ne considère plus l’autre.

Sans préméditation, ces gestes, ces paroles, ces regards, de manière répétée, s’inscriront dans le patrimoine affectif de l’enfant. C’est pourquoi il est important de les repérer !

Où commence la douce violence et où se termine l’éducation ?

A travers une série de vignettes nous tenterons de repérer ces « douces violences » qui s’immiscent dans notre quotidien.

Le but du débat n’est pas de culpabiliser les parents mais de prendre le temps de s’arrêter pour regarder ces moments où les mots et les gestes dépassent la pensée, où la spontanéité et les a priori prennent le dessus, et d’ouvrir une réflexion sur ce qu’il est possible de mettre en place pour y remédier. »

 

 

Le Café des parents fait sa rentrée !

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L’installation vous donne une idée de l’ambiance conviviale qui a réuni 6 mamans autour de Marie-Laure Flajoulot et de Chahrazed M’Barek.

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Parents, comment accompagner les émotions de l’enfant? 

Voici ce que nous en avons retenu :
– Avant 5 ans un enfant ne peut pas maîtriser ses émotions, son cerveau n’est pas suffisamment mature pour cela. Ce n’est pas qu’il ne veut pas ou qu’il ne sait pas, il ne peut pas.
Éviter les expressions du genre: « Tu piques ta comédie pour rien ! » et dire plutôt: « Je vois tu es en colère, mais c’est dangereux. Alors, monter les escaliers, c’est non, mais on pourra aller dehors ou tu pourras escalader dans le parc sans danger. »
Les émotions ne sont ni bonnes ni mauvaises, il n’y a pas de jugement moral à avoir sur les émotions. Toute émotion a une raison d’être et a besoin d’être entendue et reconnue. Ce n’est pas parce qu’un enfant est petit que ses émotions auraient moins d’importance que celles d’un adulte.
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– Dire non mais accompagner le non d’une autorisation, surtout pour les tout petits qui sont dans la découverte de l’environnement.
Au parent de reconnaître le besoin de l’enfant quand il est en détresse, colère, peur, tristesse…
Le « Non  »  imposé par le parent avec l’injonction de rejoindre sa chambre, coupe le lien avec l’enfant. Grâce à la colère l’enfant essaye de rétablir ce lien. Le message que le parent doit passer est :  » Je suis là  avec toi, j’accompagne ta colère, mais elle ne m’atteint pas, je t’aime toujours et je suis là avec toi. »La colère d’un enfant est souvent mal vécue par les parents. La colère est l’émotion qui survient face à la frustration. Grâce à la colère l’enfant essaye de se réparer face à la frustration ou à l’injustice qu’il a subie. La colère est donc nécessaire pour supporter la frustration. Le message que le parent doit passer c’est  » je suis là  avec toi, j’accompagne ta colère, mais elle ne m’atteint pas, je t’aime toujours et je suis là avec toi ».
– Souvent le parent essaye de masquer ses émotions (colère et tristesse) face à l’enfant de peur de le perturber, mais l’enfant les ressent quand même.
Il est préférable de communiquer sur ses émotions avec son enfant car cela aide les enfants à exprimer les leurs.
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– Dans le cerveau, le centre de la peur (l’amygdale) est mature  dès la naissance mais le centre qui régule la peur ne l’est pas, d’où l’importance d’accompagner la peur de l’enfant et de l’aider à l’identifier avec précision en essayant de lui faire des propositions pour la déterminer. Par exemple : « Est-ce le bruit, le noir, l’humidité, l’aspect qui t’effraie? »
Si l’enfant arrive à penser que la peur n’est pas admise, il va peut être enfouir sa peur et celle-ci risque de ressortir plus tard sous différentes formes : l’enfant peut devenir très téméraire et n’aura peur de rien, ce qui sera dangereux pour lui, il sera de nature angoissée et risque à l’âge adulte d’avoir recours aux anxiolytiques, il focalisera sa peur sur un objet qui peut être celui de la peur initiale (ex : la cave dans laquelle il a été enfermé petit) ou un tout autre objet : des souris, des araignées…

Témoignage d’une maman :

« C‘était super ! Les petits films vidéo projetés par Marie-Laure étaient très parlants et ont permis de lancer dès le début une dynamique et une richesse dans les échanges. »

Prochain café des parents :

Nous aborderons les douces violences du quotidien. Cela concerne les paroles, les gestes des adultes envers les enfants qui bien que sans intention de nuire à l’enfant peuvent avoir des conséquences sur son développement.
Merci à Marie-Laure !

Café des parents de rentrée, jeudi 5 octobre

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Cafés des parents 2017-2018

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Notre coordonnatrice, Chahrazed M’Barek, et Cécile Remermier-Pianet, psychologue de l’Antenne Petite Enfance, notre partenaire historique, ont mis les bouchées doubles pour vous offrir les cafés les plus crémeux qui soient à la rentrée !

Malgré la baisse de sa subvention allouée à cette action, notre partenaire historique a souhaité maintenir notre collaboration. Nous l’en remercions sincèrement.

La nouveauté !

Une nouvelle intervenante, Marie-Laure Flajoulot, prendra en charge le groupe mensuel du jeudi car Cécile Remermier-Pianet sera très occupée par les groupes de parents des classes dédiées qui remportent un tel succès qu’elles passent de une à trois à la rentrée !

Le calendrier

Les cafés des parents sont maintenus sous leur forme actuelle un jeudi par mois de 14h à 15h30 :

  • jeudi 05 octobre 2017
  • jeudi 09 novembre 2017
  • jeudi 07 décembre 2017
  • jeudi 11 janvier 2018
  • jeudi 1er février 2018
  • jeudi 1er mars 2018
  • jeudi 05 avril 2018
  • jeudi 03 mai 2018
  • jeudi 07 juin 2018

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Les thèmes abordés seront choisis par les parents participants lors de la première séance parmi les suivants :

  • la bienveillance dans la relation parents-enfants
  • l’alimentation
  • le sommeil
  • la place des écrans
  • les émotions
  • l’enfant humilié
  • comment parler de la maladie et de la mort à l’enfant
  • les activités extra-scolaires et familiales
  • le développement de l’estime de soi…

© Nathalie Jomard - Mangez é-qui-li-bré!.jpg

Les conférences sur la parentalité

Deux conférences-débats sur la parentalité auront lieu, elles seront animées par Cécile Remermier-Pianet :

  • le vendredi 24 novembre 2017
  • le vendredi 27 avril 2018

Il faudra choisir 2 thèmes parmi les 3 ci-dessous :

  • « les relations fraternelles : jalousie, rivalité, complicité, coopération »
  • « le développement de l’estime de soi chez l’enfant »
  • « l’enfant humilié : famille, école, groupe »

Donnez-nous votre avis !

Être parent aujourd’hui

Ce jeudi 8 Juin, de 14h à 15h30, le café des parents sur le thème « Qu’est-ce d’être parents aujourd’hui ? » a réuni quelques mamans avec Cécile Remermier-Pianet.

 

Les préoccupations des mamans portaient essentiellement sur le sujet de l’adolescence :

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Comment réagir avec les ados ?

En premier lieu, il est essentiel d’accompagner les enfants dans leur développement jusqu’à leurs 18 ans, il ne s’agit pas de donner des ordres mais de dialoguer car  la relation parent/enfant évolue selon les âges. En effet, il y a beaucoup plus de proximité avec les enfants en bas âge. Au moment de l’adolescence une distance s’installe, les ados revendiquent de l’autonomie, de l’indépendance, de la liberté mais ils ont tout de même besoin des parents. Il est difficile pour les parents d’accepter cette prise de distance, l’incompréhension s’installe et le dialogue se ferme… Si les parents ne répondent plus et s’il n’y a plus d’échanges ou d’intérêt porté à ce qu’ils font, ils ont l’impression qu’on les abandonne.

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La puberté

De plus, ils entrent dans la puberté, la puberté est un changement corporel qui met l’ado mal à l’aise car son corps se sexualise et ne sait pas comment il sera adulte, il ne voit plus ses parents seulement comme une maman ou un papa, à ses yeux ils deviennent des femmes et des hommes, ce qui amène l’ado à mettre ses parents à distance. Ils sont en questionnement permanent, le regard et l’acceptation des autres les préoccupent beaucoup, ils éprouvent le besoin de s’isoler des membres de leur famille et de retrouver leurs pairs.

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Le portable

Autre problème récurrent entre les ados et les parents, le sujet du téléphone qui crée souvent des discordes car l’ado ne peut pas vivre sans celui-ci ; il faut donc discuter et échanger pour éviter cela, il faut une prévention en amont, plus les règles sont posées tôt  plus ce sera facile par la suite.

Avec le téléphone et la société de consommation, la confiance que l’on accorde aux enfants est mise à mal, on ne leur permet plus de leur montrer qu’on leur fait confiance et on ne leur permet pas de s’autonomiser.

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Les disputes

La chamaillerie dans la fratrie est normale, les enfants sont tous différents et n’ont pas forcément les mêmes centres d’intérêt, un fossé se crée lorsque la différence d’âge est grande. Il ne faut pas hésiter à dialoguer avec les plus jeunes afin de leur faire comprendre la situation (il existe des livres supports pour faciliter la compréhension) et demander aux plus grands de la compréhension envers leurs frères et sœurs. On relève souvent les chamailleries mais si l’on observe plus attentivement, il y a beaucoup d’entraide et de complicité entre frères et sœurs, cet équilibre est à surveiller, s’il est bien présent alors il n’y a aucun souci.

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La communication

Il est fondamental de maintenir la communication (discuter et échanger) et de garder de l’intérêt pour ce que les ados font, maintenir la relation pour ne pas avoir de rupture avec eux en passant des contrats de vivre ensemble ; trouver un équilibre entre les choses sur lesquelles ne pas lâcher (les heures de repas, pas de téléphone dans la chambre, le respect du sommeil…) et d’autres sur lesquelles donner du lest mais il ne faut surtout pas changer les valeurs familiales de base. Il faut leur laisser de l’intimité, ne pas essayer de tout savoir sur ce qu’ils font en leur faisant confiance, laisser une porte ouverte pour qu’ils puissent parler avec leurs parents, renouer le dialogue tout en sachant qu’il ne faut pas les obliger à le faire s’ils n’en n’ont pas envie. Comme le passage à l’adolescence est compliqué, parfois il est plus facile pour l’ado de discuter avec des tiers plutôt qu’avec ses parents, même si ce n’est pas facile, il faut l’accepter.

Pour 80% des enfants, la crise d’adolescence se passe bien, seulement pour 20% des enfant la crise est plus compliquée avec des comportements à risques car ils se sentent perdus ; il est essentiel de les accompagner au maximum et ne pas hésiter à les diriger vers des lieux de discussions (Maison verte, Maison des ados…) pour renouer le dialogue. Pour faciliter le passage à l’adolescence, tout se discute durant l’enfance, plus le dialogue et les règles sont instaurés tôt plus ce sera facile pour la suite.

En guise de conclusion

Pour conclure, Cécile d’ajouter : « les parents ne doivent pas se rendre responsable, ils donnent les bases à leurs enfants en inculquant les valeurs familiales mais ils n’ont pas le contrôle absolu sur ce qu’ils deviennent car ce que vivent leurs enfants à l’extérieur entre en compte et fait d’eux ce qu’ils sont. Les parents ont des obligations de moyens envers leurs enfants (besoins affectifs, matériels…) mais il n’ont pas obligation de résultats car on est sur de l’être humain : on ne le façonne pas. »

Un grand merci à Marylaure pour ce bilan !