Être parent aujourd’hui

Ce jeudi 8 Juin, de 14h à 15h30, le café des parents sur le thème « Qu’est-ce d’être parents aujourd’hui ? » a réuni quelques mamans avec Cécile Remermier-Pianet.

 

Les préoccupations des mamans portaient essentiellement sur le sujet de l’adolescence :

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Comment réagir avec les ados ?

En premier lieu, il est essentiel d’accompagner les enfants dans leur développement jusqu’à leurs 18 ans, il ne s’agit pas de donner des ordres mais de dialoguer car  la relation parent/enfant évolue selon les âges. En effet, il y a beaucoup plus de proximité avec les enfants en bas âge. Au moment de l’adolescence une distance s’installe, les ados revendiquent de l’autonomie, de l’indépendance, de la liberté mais ils ont tout de même besoin des parents. Il est difficile pour les parents d’accepter cette prise de distance, l’incompréhension s’installe et le dialogue se ferme… Si les parents ne répondent plus et s’il n’y a plus d’échanges ou d’intérêt porté à ce qu’ils font, ils ont l’impression qu’on les abandonne.

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La puberté

De plus, ils entrent dans la puberté, la puberté est un changement corporel qui met l’ado mal à l’aise car son corps se sexualise et ne sait pas comment il sera adulte, il ne voit plus ses parents seulement comme une maman ou un papa, à ses yeux ils deviennent des femmes et des hommes, ce qui amène l’ado à mettre ses parents à distance. Ils sont en questionnement permanent, le regard et l’acceptation des autres les préoccupent beaucoup, ils éprouvent le besoin de s’isoler des membres de leur famille et de retrouver leurs pairs.

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Le portable

Autre problème récurrent entre les ados et les parents, le sujet du téléphone qui crée souvent des discordes car l’ado ne peut pas vivre sans celui-ci ; il faut donc discuter et échanger pour éviter cela, il faut une prévention en amont, plus les règles sont posées tôt  plus ce sera facile par la suite.

Avec le téléphone et la société de consommation, la confiance que l’on accorde aux enfants est mise à mal, on ne leur permet plus de leur montrer qu’on leur fait confiance et on ne leur permet pas de s’autonomiser.

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Les disputes

La chamaillerie dans la fratrie est normale, les enfants sont tous différents et n’ont pas forcément les mêmes centres d’intérêt, un fossé se crée lorsque la différence d’âge est grande. Il ne faut pas hésiter à dialoguer avec les plus jeunes afin de leur faire comprendre la situation (il existe des livres supports pour faciliter la compréhension) et demander aux plus grands de la compréhension envers leurs frères et sœurs. On relève souvent les chamailleries mais si l’on observe plus attentivement, il y a beaucoup d’entraide et de complicité entre frères et sœurs, cet équilibre est à surveiller, s’il est bien présent alors il n’y a aucun souci.

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La communication

Il est fondamental de maintenir la communication (discuter et échanger) et de garder de l’intérêt pour ce que les ados font, maintenir la relation pour ne pas avoir de rupture avec eux en passant des contrats de vivre ensemble ; trouver un équilibre entre les choses sur lesquelles ne pas lâcher (les heures de repas, pas de téléphone dans la chambre, le respect du sommeil…) et d’autres sur lesquelles donner du lest mais il ne faut surtout pas changer les valeurs familiales de base. Il faut leur laisser de l’intimité, ne pas essayer de tout savoir sur ce qu’ils font en leur faisant confiance, laisser une porte ouverte pour qu’ils puissent parler avec leurs parents, renouer le dialogue tout en sachant qu’il ne faut pas les obliger à le faire s’ils n’en n’ont pas envie. Comme le passage à l’adolescence est compliqué, parfois il est plus facile pour l’ado de discuter avec des tiers plutôt qu’avec ses parents, même si ce n’est pas facile, il faut l’accepter.

Pour 80% des enfants, la crise d’adolescence se passe bien, seulement pour 20% des enfant la crise est plus compliquée avec des comportements à risques car ils se sentent perdus ; il est essentiel de les accompagner au maximum et ne pas hésiter à les diriger vers des lieux de discussions (Maison verte, Maison des ados…) pour renouer le dialogue. Pour faciliter le passage à l’adolescence, tout se discute durant l’enfance, plus le dialogue et les règles sont instaurés tôt plus ce sera facile pour la suite.

En guise de conclusion

Pour conclure, Cécile d’ajouter : « les parents ne doivent pas se rendre responsable, ils donnent les bases à leurs enfants en inculquant les valeurs familiales mais ils n’ont pas le contrôle absolu sur ce qu’ils deviennent car ce que vivent leurs enfants à l’extérieur entre en compte et fait d’eux ce qu’ils sont. Les parents ont des obligations de moyens envers leurs enfants (besoins affectifs, matériels…) mais il n’ont pas obligation de résultats car on est sur de l’être humain : on ne le façonne pas. »

Un grand merci à Marylaure pour ce bilan !

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