Un groupe de lycéennes intéressées par la question de l’accueil des réfugiés dans le cadre de leurs TPE (Travaux Personnels Encadrés) a posé quelques questions à Chahrazed Karoui-M’Barek, notre coordonnatrice. Celle-ci s’est fait un plaisir de leur répondre. L’occasion de rappeler aux lecteurs de ce blog les principes de notre association mais aussi que nous intervenons auprès des familles réfugiées et que faire de l’humanitaire c’est possible au coin de la rue, inutile de partir à l’étranger 😉

Q : Votre association a-t-elle un but spécifique?
Notre association a pour buts :
- d’œuvrer pour une participation effective des parents dans l’éducation de leurs enfants,
- de soutenir les parents et de participer à l’équilibre familial en créant un espace d’accueil et d’échange ouvert à tous,
- de promouvoir la réussite éducative, sociale et professionnelle et de lutter contre l’échec scolaire,
- de promouvoir le plurilinguisme comme facteur d’équilibre et comme outil de réussite et d’ouverture.
Q : Quel est votre, rôle au sein de l’association?
Je participe à la marche de l’association sur différents plans, comme la mise en oeuvre du projet associatif, l’animation de certains ateliers, la coordination entre les bénévoles et les tâches administratives.
Q : En quoi votre association peut-elle aider les familles de réfugiés?
- En prenant en charge les enfants pour l’aide aux devoirs mais aussi en accompagnant et en suivant individuellement les enfants. Exemple : cours de FLE pendant les vacances d’été pour mettre à niveau des enfants arrivés récemment en France.
- En nous mettant à l’écoute des parents et en les orientant vers les structures ou les dispositifs existants. Exemple : découverte de la Maison de quartier avec une famille arrivée récemment en France.
- En expliquant (parfois en traduisant) aux parents les attentes et le fonctionnement des établissements scolaires et des administrations. Exemple : traduction et échanges sur les Bourses auprès d’une mère et son fils collégien après réception d’un courrier qu’ils ne comprenaient pas.
- En les aidant dans leurs démarches. Exemple : démarche auprès d’un bailleur social en raison des loyers impayés d’une famille en attente d’aides sociales / démarches auprès d’un établissement scolaire pour l’inscription d’une élève…
Q : Comment aidez-vous les enfants réfugiés dans leur scolarisation?Â
- En les prenant en charge en petits groupes et en travaillant sur l’autonomie.
- En encourageant l’entraide dans le groupe.
Q : Est-ce que la prise en charge de certains enfants réfugiés peut être difficile? Sont-ils tous impliqués? (Parents et enfants)
Parfois c’est difficile, quand les enfants souffrent d’un manque de repères, et/ou quand ils ont été trop longtemps dévalorisés. Exemple : discussion avec des parents pour les rassurer après la réception d’un premier bulletin scolaire.
Q : Comment aidez-vous les enfants à s’intégrer dans la société?
Nous avons mis en place un parcours culturel et un parcours citoyen, qui consistent en un programme de sorties et de découvertes, qui allient culture (cinéma, théâtre, sport, sciences, promenades…) et citoyenneté (visite des monuments, institutions, administrations…) afin de connaitre leurs rôles, leurs histoires et les métiers qui y amènent.
Q : Cela est-il difficile?
Nous avons pu accomplir ces missions et plus encore avec les moyens modestes dont nous disposions jusqu’en 2017. Aujourd’hui nous ne sommes, malheureusement, plus en mesure de répondre à toutes les demandes à cause de la suppression des emplois aidés et des moyens alloués aux petites associations comme la nôtre.
Un grand merci à ces lycéennes pour leur intérêt !
